Temple Protestant, Royan (17)


Entrée principale du temple (photo CRMH)[D]
Entrée principale du temple (photo CRMH)

La construction de tels centres multi-fonctionnels, foyers spirituels ou relais cultuels, plus adaptés à la vie des cités sont assez fréquents après la Seconde Guerre mondiale tant chez les catholiques que chez les protestants.
S'il n'existe pas d'architecture spécifique protestante, la salle rectangulaire à une seule nef, sans chapelle accolée ni transept, est le modèle le plus souvent adopté. La sobriété, voire une certaine sécheresse est de rigueur.
Le temple de Royan se présente sous la forme d'une salle trapézoïdale couverte d'un toit à double pente. La façade principale est dénuée de tout décor. Devant, le parvis est traité comme un vaste espace ouvert entouré d'une galerie. Du côté nord du parvis, le toit terrasse de la galerie est percé d'une trémie ovoïde, d'où s'élance un clocher en forme de H.
Le temple de Royan traduit dans son architecture les différentes tendances de la construction moderne ainsi que le renouveau de l'art sacré. La légèreté et l'esprit d'ouverture propres à Royan se retrouve dans ce programme. Gilles Ragot évoque à propos de cette architecture qui joue de l'ombre et de la lumière, un projet de Robert Mallet Stevens (1933) pour l'archevêché de Paris qui ne fut jamais réalisé.


Drac de Poitou-Charentes