Le patrimoine industriel des Deux-Sèvres

Activités :
les principales activités du département


Décor de mosaïque gris, noir et rouge avec les lettres C M B
Décor de mosaïque - Usine de céramique Beaud à Cerizay © Inventaire général / R. Jean, 2003
L'agroalimentaire | Les produits minéraux | Le textile et la peausserie | La métallurgie et la construction mécanique | Le bois et le papier | Les usines chimiques



La forte vocation agricole du département a orienté son activité industrielle vers la transformation des produits de l'agriculture. Plus du tiers des usines étudiées concerne ainsi le secteur agroalimentaire.
Les autres secteurs, que l'on a choisi de regrouper ici selon la classification retenue par l'Insee, sont toutefois bien représentés, notamment celui des produits minéraux.


Toutes les usines étudiées



Haut de page L'agroalimentaire

Les minoteries | Les laiteries et fromageries | Les distilleries d'alcool de betterave

Affiche présentant un cuisinier qui verse de la sauce tomate Panzani sur des pâtes
Affiche publicitaire Panzani à Parthenay - Archives départementales des Deux-Sèvres © Inventaire général / R. Jean, 2004

La première usine de pâtes alimentaires Panzani s'est installée à Parthenay en 1946.

Carte des usines agroalimentaires étudiées Mothe-Saint-Héray (La), moulin de Pont-l'Abbé Pamproux, moulin à blé, puis minoterie Salles, moulin puis usine de papeterie, puis filature Chail, laiterie et fromagerie industrielles Saint-Génard, minoterie Guérin Saint-Léger-de-la-Martinière, sucrerie Cail, puis distillerie, puis usine de produits chimiques Rhône-Poulenc Mazières-sur-Béronne, moulin à blé, puis minoterie Niort - Comporté, moulin à blé, puis minoterie, puis chamoiserie Saint-Maxire, minoterie Charrier Echiré, minoterie Barraud Saint-Gelais, moulin à blé, puis minoterie de Rhé Saint-Maxire, laiterie et fromagerie industrielles Sauzé-Vaussais, minoterie Bernard Sauzé-Vaussais, laiterie industrielle Périgné, laiterie et fromagerie industrielles Brioux-sur-Boutonne, laiterie et fromagerie industrielles Celles-sur-Belle, moulin à blé, puis minoterie de la Vée, puis laiterie industrielle Celles-sur-Belle, râperie de la Société sucrière des Deux-Sèvres, puis distillerie de betterave des Distilleries des Deux-Sèvres Echiré, laiterie industrielle Celles-sur-Belle, laiterie et fromagerie industrielles Fors, distillerie Lefebvre, puis fromagerie Lestel, puis Reybier Fressines, minoterie Proust Aiffres, distillerie d'alcool de betterave Mothe-Saint-Héray (La), laiterie et fromagerie industrielles, actuellement fromagerie Poitou-Chèvre Chizé, laiterie et fromagerie industrielles des Sources du Beth Beauvoir-sur-Niort, laiterie et fromagerie industrielles Usseau, laiterie et fromagerie industrielles Saint-Hilaire-la-Palud, laiterie et fromagerie industrielles Mauzé-sur-le-Mignon, minoterie Morisset Mauzé-sur-le-Mignon, minoterie Bernard puis Brouillac Mauzé-sur-le-Mignon, laiterie industrielle Lezay, laiterie et fromagerie industrielles Bougon, fromagerie industrielle Sainte-Soline, laiterie industrielle de la Vallée de la Dive Saint-Georges-de-Rex, laiterie industrielle Bourdet (Le), minoterie Prieur, puis Phélippeau Prin-Deyrançon, minoterie Jousselin Mauzé-sur-le-Mignon, minoterie Bernard, puis Brouillac Arçais, laiterie industrielle Bourdet (Le), laiterie coopérative de la vallée de la Courance Mothe-Saint-Héray (La), moulin de Courdevant, puis minoterie Girard, puis Gaillaud Verruyes, laiterie industrielle du marquis de Maussabré Mazières-en-Gâtine, laiterie industrielle Saint-Christophe-sur-Roc, laiterie industrielle Vouhé, laiterie et fromagerie industrielles de la Viette Pamplie, laiterie industrielle Frontenay-Rohan-Rohan, laiterie et fromagerie industrielles Ménigoute, laiterie et fromagerie industrielles Saint-Symphorien, ferme, distillerie d'eau-de-vie de betterave Coulon, laiterie industrielle Peyratte (La), laiterie et fromagerie industrielles Saint-Roch Saivres, laiterie industrielle Chapelle-Saint-Etienne (La), minoterie Arselin, puis Thomazeau Gourgé, minoterie du Pont Chapelle-Bertrand (La), laiterie et fromagerie industrielles du marquis de Maussabré Secondigny, laiterie et fromagerie industrielles du marquis de Maussabré, puis laiterie coopérative Moncoutant, laiterie coopérative du Bocage Breuil-Bernard (Le), minoterie des frères Fradin Saint-Loup-Lamairé, moulin à blé de la Roche, puis minoterie Mirebeau Saint-Loup-Lamairé, laiterie et fromagerie de la Société française des laits de chèvre Saint-Loup-Lamairé, laiterie et fromagerie industrielles du Gâteau Chillou (Le), laiterie et fromagerie industrielles Airvault, moulin à blé puis minoterie Saint-Loup-Lamairé, minoterie Foureau, puis laiterie industrielle Parthenay, minoterie Sionneau, puis Decaix Parthenay, minoterie Lory Bressuire, moulin à blé du Poirier, puis minoterie Grolleau Moncoutant, minoterie Morin Bressuire, minoterie Arnault Bressuire, laiterie industrielle Moreau et Ouvrard Bressuire, minoterie Toru Combrand, minoterie Pacreau Forêt-sur-Sèvre (La), minoterie Talon Moncoutant, minoterie et boulangerie coopérative Largeasse, minoterie Guilbot Largeasse, minoterie Joly Courlay, minoterie Pineau, puis Hennon Mauléon, minoterie Béraud Voultegon, laiterie et fromagerie industrielles de Saint-Louis Saint-Clémentin, moulin à blé, puis minoterie Argenton-Château, minoterie Baron, puis Mignot Argenton-l'Eglise, minoterie Godefroy frères Argenton-l'Eglise, laiterie industrielle Saint-Varent, laiterie et fromagerie industrielles Massais, laiterie et fromagerie industrielles Coulonges-Thouarsais, minoterie et boulangerie coopératives Sainte-Radegonde, minoterie Giron, puis usine de pâtes alimentaires Saint-Varent, minoterie Baudin-Allard Saint-Varent, minoterie Saint-Varent, laiterie industrielle de Riblaire Glénay, minoterie Germond Thouars, minoterie Quillet Thouars, moulin à blé du Vicomte, puis minoterie Rigaud Argenton-l'Eglise, minoterie Garsuault, puis Jeanneau, puis Beignon Argenton-l'Eglise - Taizon, laiterie industrielle Ardin, laiterie industrielle Chapelle-Thireuil (La), minoterie Thibault Chapelle-Thireuil (La), laiterie et fromagerie industrielles de la Vallée du Rivault Crèche (La), laiterie industrielle Crèche (La), minoterie Sauzeau, puis Mimault Crèche (La), laiterie industrielle Magneron Crèche (La), distillerie d'alcool de betterave Braconnier Crèche (La), distillerie d'alcool de betterave Renault, Texier et Poupinot, puis Texier, Roullet, Rouanet, puis Brangier Crèche (La), distillerie d'alcool de betterave Brangier Saint-Martin-de-Saint-Maixent, minoterie Bellot Crèche (La), minoterie Guérin, puis Bouin, actuellement Boiron Romans, distillerie d'alcool de betterave Caillet Tallud (Le), minoterie Fleury Saint-Martin-de-Saint-Maixent, laiterie et fromagerie industrielles de Soignon Ardin, minoterie Dutaud, puis Aimon Mougon - La Vieille Cour, distillerie d'alcool de betterave Braconnier Mougon - La Gasse, distillerie d'alcool de betterave Braconnier, puis Société coopérative de Panification Echiré, distillerie d'alcool de betterave A. Kruger et Cie Chauray, distillerie d'alcool de betterave Thibaudeau Coulon, distillerie d'alcool de betterave Edmond Bernard-Chambinière et Cie
L'agroalimentaire : les usines étudiées
(carte dynamique)
La transformation sur place des produits de l’agriculture pour les besoins alimentaires constitue l’aspect le plus important de l’activité industrielle du département.
Plus du tiers des usines étudiées concerne ce secteur ; il se partage équitablement entre laiteries et minoteries, tandis que les distilleries d’alcool de betterave sont en nombre plus restreint.
Quelques usines de pâtes alimentaires viennent compléter ce corpus.


Les usines agroalimentaires étudiées


Bâtiment à 3 niveaux et cheminée adossée devant un plan d'eau déversoir
Ancienne minoterie de Veillet à Glénay © Inventaire général / P. Moisdon, 2003

Début agroalimentaire Les minoteries

Les moulins à blé, très nombreux dans le département, ont été modernisés et transformés en minoteries par l’installation de machines à cylindres. Cet équipement s’est effectué autant dans le dernier quart du XIXe siècle que dans le premier quart du XXe.
A l’exclusion de deux d’entre elles, les cinquante minoteries étudiées étaient mues par l’énergie hydraulique et, par conséquent, installées sur une voie d’eau.
Les capacités accrues de mouture au cours du XXe siècle expliquent la fermeture des plus petits établissements et l’expansion des plus grands ; moins d’une dizaine d’entre eux seulement fonctionnent encore de nos jours.

Les minoteries étudiées


Longs bâtiments à flanc de côteau de deux niveaux
Laiterie fromagerie à Massais © Inventaire général / P. Moisdon, 2003

Début agroalimentaire Les laiteries et fromageries

Cinquante laiteries industrielles ont été étudiées sur les quatre-vingt-quatre qui ont fonctionné dans le département.
Leur développement est la conséquence de la crise du phylloxéra qui détruisit tous les vignobles des Charentes et du sud du département entre 1870 et 1880. En quelques années, tous les cantons du sud-ouest furent dotés d’une ou de plusieurs laiteries ; près de 70 % des établissements étudiés ont été créés entre1890 et 1900, les autres l’ont été durant le premier quart du XXe siècle.
Cette dynamique s’explique par la force du mouvement coopératif : près de quatre établissements sur cinq étaient des établissements coopératifs.
Dans les années 1900, le territoire se partageait entre une zone de laiteries, assez peu nombreuses et industrielles, dans la moitié nord, et une zone de forte densité de laiteries coopératives dans la moitié sud. Pour tenir leur place dans le commerce national et européen, les coopératives ont dû très tôt s’unir et se spécialiser par type de produits au sein d’unions et de groupements. Quant aux établissements non coopératifs, ils ne sont plus que quelques-uns en activité.

Les laiteries et fromageries étudiées


Long bâtiment avec pavillon central carré à étage

Début agroalimentaire Les distilleries d'alcool de betterave

Dans les années 1850-1860, à proximité de Niort, fut expérimentée « une agriculture industrielle » de la betterave. Treize « distilleries agricoles » d’alcool de betterave ont été étudiées sur la vingtaine qui a été créée. Toutes se situent dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres au sud et à l’est de Niort, dans la plaine favorable à cette culture.
Leur création est le fait de grands propriétaires, d’investisseurs ou d’hommes désireux d’améliorer l’agriculture et le sort des habitants de la campagne. Cette culture améliorait le revenu de l’agriculteur, dans la mesure où il pouvait récupérer les résidus de la distillation, ou pulpes, pour engraisser son bétail.
Ces diverses entreprises, qui travaillaient de façon saisonnière, ont fermé les unes après les autres, parfois quelques années seulement après leur création. Cette activité, très lucrative lors de ses débuts, n’a pas pu concurrencer les produits fabriqués dans les régions de grande culture betteravière.
L’usine chimique Rhodia à Saint-Léger-de-la-Martinière trouve son origine dans la création d’une distillerie d’alcool de betterave en 1872 par le fils de l’industriel Jean-François Cail.

Les distilleries d'alcool de betterave étudiées


Haut de page Les produits minéraux

Les usines de chaux | Les tuileries et briqueteries | Les puits d'extraction de charbon

Vue de la carrière
Carrière à Mazières-en-Gâtine © Inventaire général /A. Dagorn, 2002
Carte des usines de produits minéraux étudiées Bressuire, tuilerie-briqueterie Boureau Bressuire, tuilerie-briqueterie Moinereau Mothe-Saint-Héray (La), usine de chaux Monnet, puis Morisset Chail, usine de chaux Aymé de la Chevrelière Saint-Martin-lès-Melle, usine de chaux Jard-Panvilliers Saint-Martin-lès-Melle, tuilerie de Pont Gautier Chey, tuilerie et usine de chaux Chouillet Pamproux, usine de chaux Audis Saint-Georges-de-Noisné, tuilerie Valethou Surin, tuilerie Gaufreteau, puis Valade Vasles, usine de chaux Chauvin Peyratte (La), tuilerie Roulet Champdeniers-Saint-Denis, tuilerie de la Fouquetière Gourgé, tuilerie Poinot, Frachet, puis Boulat Pugny, tuilerie Billaud Boussais, tuilerie-briqueterie Arnaud Airvault - le Pont-de-Barroux, usine de chaux Vazon Saint-Loup-Lamairé, usine de chaux Cimardy Champdeniers-Saint-Denis, usine de chaux Massé Cours, usine de chaux Paul Thénezay, usine de chaux Grassin Doux, usine de chaux Jouneau Mazières-en-Gâtine, carrière Moreau, puis Perraud-Moreau, actuellement Société nouvelle des carrières de la Meilleraie Airvault, usine de chaux et cimenterie SA ciments et matériaux du Poitou, puis Société des ciments français, puis Calcia, actuellement Ciments Calcia Airvault - la Fuye, usine de chaux Vazon Airvault, usine de chaux Rabouant et Chessé Bressuire, usine de chaux et tuilerie Chabauty-Tapon Bressuire, tuilerie-briqueterie des frères Lissart, puis Diguet Beaulieu-sous-Parthenay, tuilerie et briqueterie Nouaille Cerizay, usine de céramique Thomazeau, puis Beaud Forêt-sur-Sèvre (La), briqueterie Florisson Mauléon, tuilerie Berthaud, puis Gabard Nueil-les-Aubiers, tuilerie Tamisier Coulonges-Thouarsais, tuilerie Abellard Sainte-Radegonde, usine de chaux Giron, puis Savoie Sainte-Radegonde, usine de chaux Boucheteau Sainte-Radegonde, usine de chaux Fargier Glénay, tuilerie Darfeuille, puis Vincent Glénay, usine de chaux Mazelpeu et Rabouant, puis Brousse Saint-Jean-de-Thouars, usine de chaux Jalleau Sainte-Radegonde, usine de chaux Mathieu Saint-Jean-de-Thouars, usine de chaux Maudoux, puis Sourdeau Saint-Jean-de-Thouars, usine de chaux Hacault, puis Garreau Saint-Jean-de-Thouars, usine de chaux Deboeuf Saint-Jean-de-Thouars, usine de chaux Maudoux, puis Ligron Saint-Jean-de-Thouars, usine de chaux de la Société civile des Houillères de Saint-Laurs Thouars, usine de chaux Espiente, Couteleau et Hulin, puis Poignant Taizé, usine de chaux Saugeron, puis Papin Béceleuf, usine de chaux Cathelineau Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux Briffaud et Cie, puis Gasnault Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux Société civile des Houillères de Saint-Laurs, puis Société des Charbonnages des Deux-Sèvres Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux Périnet, puis Limoges Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux Lavois, puis Lavois et Vincent Saint-Léger-de-Montbrun, tuilerie et briqueterie Turquois, puis Bonvieux, actuellement Calais Bouillé-Loretz, tuilerie et briqueterie Guimond, puis Dupré, puis Tranchet Ardin, usine de chaux Pager Ardin, usine de chaux Mallet Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux du marquis de Nettancourt, puis Société des Houillères de Saint-Laurs Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux Limoges Ardin, usine de chaux Arsiquaud Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux de la Société civile des Houillères de Saint-Laurs Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux Mallet Coulonges-sur-l'Autize, usine de chaux Joubert, puis Lamare Busseau (Le), usine de préparation de produit minéral de la Société anonyme de Faymoreau Saint-Pompain, usine de chaux Formon Saint-Laurs, puits d'extraction Saint-Laurent Saint-Laurs, puits d'extraction Sainte-Marie Saint-Laurs, puits d'extraction Sainte-Clotilde Saint-Laurs, puits d'extraction Sainte-Claire Nanteuil, usine de chaux Royer, puis Labasse Nanteuil, usine de chaux Fillon et Caillaud, puis David Souvigné, usine de chaux Andrault Saint-Maixent-l'Ecole, usine de chaux Mérigot, puis David Pressigny, usine de chaux Réau Saint-Varent - le Four la Butte, usine de chaux Mauzé-Thouarsais, usine de chaux Saint-Hilaire-la-Palud, tuilerie Paris Saint-Hilaire-la-Palud, tuilerie Poupard, puis Chabassier
Les produits minéraux : les usines étudiées
(carte dynamique)
Les usines d’extraction et de transformation des ressources du sous-sol (mines de charbon, carrières de pierre à bâtir ou de sables, usines de chaux ou de ciment, tuileries et briqueteries) représentent un quart des usines étudiées.
Le développement de ces activités a généralement coïncidé avec celui du chemin de fer, qui, en facilitant l’acheminement de la production, a permis de trouver de nouveaux débouchés.
La concurrence de grandes sociétés a entraîné la fermeture de la plupart de ces établissements, et seules les productions très spécialisées ont pu se maintenir : c’est ainsi que la diorite, extraite à Mazières-en-Gâtine depuis 1933, est utilisée dans la France entière pour les revêtements routiers. Seule cette carrière a été étudiée, les autres n’ayant pas fait l’objet d’une visite en raison de l’absence de constructions associées aux exploitations.


Les usines de produits minéraux étudiées


Vestiges de l'usine de chaux : massifs des fours en pierre
Ancienne usine de chaux de Pilorges à Coulonges-sur-l'Autize © Inventaire général / P. Moisdon, 2004

Début produits minéraux Les usines de chaux

La grande époque de la fabrication de la chaux se situe dans le troisième quart du XIXe siècle. De nouveaux procédés d’amendements agricoles entraînent en effet la création de nombreuses usines de chaux dans la zone calcaire à la marge de la Gâtine, dans les cantons de Coulonges-sur-l’Autize, Champdeniers, Saint-Loup, Airvault et Thouars, à partir des années 1860.
Ces activités sont en revanche peu représentées au XXe siècle, en raison de la concurrence des engrais chimiques. Actuellement, la Société Labasse et fils de Nanteuil et la cimenterie Calcia d’Airvault témoignent seules de cette activité, mais la seconde, créée dans les années 1920 pour la fabrication de chaux, s’est vite tournée vers la production de ciment en connaissant un remarquable développement.

Les usines de chaux étudiées


Bâtiment et four de la tuilerie Calais
Tuilerie-briqueterie Calais à Saint-Léger-de-Montbrun © Inventaire général / P. Moisdon, 2003

Début produits minéraux Les tuileries et briqueteries

Les tuileries et les briqueteries se sont implantées partout où l’argile était présente, mais un très faible nombre d’entre elles se sont mécanisées, et l’étude n’a concerné que vingt-quatre d’entre elles.
Parmi elles, deux se sont en revanche transformées en véritables usines : la Tuilerie niortaise à Saint-Hilaire-la-Palud et la briqueterie Ayrault à Châtillon-sur-Thouet, qui disposait, dans les années 1960, de la plus forte unité de fabrication en France.

Les tuileries et briqueteries étudiées


Vestiges de la salle des machines du puits d'extraction Sainte-Claire à Saint-Laurs

Début produits minéraux Les puits d'extraction de charbon

Il n’existe qu’un seul site houiller dans les Deux-Sèvres, dans la commune de Saint-Laurs, qui correspond à l’extrémité est d’un étroit bassin qui s’étend jusqu’à Cezay en Vendée.
L’exploitation de la concession, attribuée en 1840, cesse en 1915, lorsqu’elle est réunie à sa voisine de Faymoreau (Vendée). Le charbon, d’assez médiocre qualité, est extrait de quatre puits. En raison des difficultés de transport dues à l’absence de voies de communication, une usine d’agglomérés de houille et des usines de chaux sont annexées à l’entreprise afin de créer sur place des débouchés à la production.

Les puits d'extraction de charbon étudiés Les puits d'extraction de charbon étudiés


Haut de page Le textile et la peausserie


Ensemble de bâtiments et cheminée au bord de la Sèvre Niortaise
Ancienne filature de laine Blot à Saint-Maixent-l'Ecole © Inventaire général /A. Dagorn, 2003
Carte des usines de textile et de peausserie eacute;tudiées Salles, moulin, minoterie, puis usine de papier, puis filature Niort, chamoiserie Noirot, puis blanchisserie Grippon Niort, chamoiserie-ganterie Rousseau Niort, moulin à blé du Pas-des-Roues, puis Moulin-Neuf, puis filature, chamoiserie Boinot Niort, moulin à foulon du Roc, puis chamoiserie-ganterie Boinot Niort, chamoiserie Martin-Bastard, puis ganterie Rousseau Niort, usine de colles Noireault, puis chamoiserie Plantiveau Niort - Bessac, chamoiserie Niort - Comporté, moulin à blé, puis minoterie, puis chamoiserie Niort, moulin à foulon de Bouzon Niort, tannerie Saraux Niort, ganterie Niort, ganterie Floquet, puis Baujet Niort, usine de confection Erna-Boinot Aiffres, usine de chaussons Pentecôte Niort, auberge des Trois-Rois, puis usine de préparation de crins Cadiot Beauvoir-sur-Niort, usine de chaussons Brillaud frères Usseau, usine de préparation de crins Brelay Azay-sur-Thouet, moulin à foulon et teinturerie de la Rousselière Azay-sur-Thouet, moulin à foulon et teinturerie de Forgeard Azay-sur-Thouet, usine de confection Sabiron Azay-sur-Thouet, filature de laine du Pont, Rivière, puis Sabiron Largeasse, filature de laine Cartier, Crespeau et Taffoireau Champdeniers-Saint-Denis, tannerie Gannet, puis usine de préparation de produits textiles, puis usine de chaussons Dellezay Châtillon-sur-Thouet, filature de laine Blot Châtillon-sur-Thouet, moulin à farine, puis usine d'apprêt des étoffes Delaveau Parthenay, usine de confection, puis usine de pâtes alimentaires Panzani Parthenay, usine de bonneterie Lemasson Parthenay, tannerie Girard Cerizay, usine de chaussures Bidet et Gazeau, puis Gazeau Mauléon, tannerie Poyaud, puis Jarry, puis Damelon, puis Baudry-Férez, puis Férez Mauléon, usine de chaussures Grilly, puis Petit Courlay, tissage et usine de confection des Etablissements Husseau et Moynaton, puis Société Moynaton et Roy, actuellement Confection des Deux-Sèvres Mauléon, usine de chaussures de la Société ouvrière Mauléon, usine de chaussures Martin Mauléon, usine de chaussures Joseph Grilly Nueil-les-Aubiers, usine de bonneterie de la Société Boisson et Séchet, puis de la Société de la Bonneterie fine choletaise, puis de la Bonneterie fine de Nueil-les-Aubiers Moulins, tissage et usine de confection de la Société choletaise de tissage et confection Thouars, Bonneterie Picard et Minier, puis Moch et Coulaud, puis Société Carles Kraffe et Cie Thouars, Manufacture thouarsaise de sabots Saint-Maixent-l'Ecole, filature de laine Blot, puis imprimerie Payet Crèche (La), moulin à foulon de Veillard, puis chamoiserie Bonfils, puis Boinot Saint-Maixent-l'Ecole, Manufacture des chaussures de la Sèvre Crèche (La), moulin à foulon et tissage Birault
Le textile et la peausserie : les usines étudiées
(carte dynamique)

Le textile,

branche traditionnellement importante, surtout dans le nord du département, ne compte qu’une vingtaine d’établissements visités ; il ne subsiste rien des autres, fermés depuis fort longtemps.
Les filatures de laine ont compté parmi les premiers établissements industriels du département. Plus tard, ce sont les tissages, usines de confection et bonneteries qui ont animé ce secteur.

Les usines de textile étudiées Les usines de textile étudiées


Séchoir en parpaing de béton, en rez-de-chaussée et abat-vent en bois à l'étage
Ancienne chamoiserie- ganterie de Saint-Liguaire à Niort © Inventaire général /P. Moisdon, 2002

La peausserie,

secteur notable qui a fait la renommée du chef-lieu du département, regroupe une trentaine d’établissements visités.
Les chamoiseries - où l’on traitait les peaux à l’huile de poisson - et les ganteries étaient exclusivement situées à Niort et dans ses environs proches.
Les tanneries, fort nombreuses au XIXe siècle, sont restées pour la plupart artisanales et ont disparu au début du XXe siècle ; seuls quatre établissements ayant connu un développement industriel ont été étudiés à Niort, Pathenay, Mauléon et Champdeniers.
Les industries connexes telles que les usines de crins, très dynamiques à Niort dans les années 1860, ont subi la concurrence des pays étrangers qui les ont contraint à fermer.
L’industrie de la chaussure a une représentation non négligeable dans le secteur, notamment à Mauléon, Cerizay et Saint-Maixent.

Les usines de peausserie étudiées Les usines de peausserie étudiées


Haut de page La métallurgie et la construction mécanique


Intérieur de l'usine de fabrication de cuves en acier inoxydable
Usine de construction mécanique Guérin à Niort © Inventaire général /A. Dagorn, 2001
Carte des usines de métallurgie et de construction mécanique étudieés Niort, usine de matériel agricole Marot Niort, usine de serrurerie Fossier-Allard Niort, usine de lubrifiants Christol Niort, fonderie Lemaire, puis Haineaux, actuellement ENO S.A. Niort, usine de construction automobile Barré Niort, usine de matériel d'équipement industriel de la société ardennaise d'outillage et de construction mécanique, puis société de réalisation d'appareils et de machines outils Mauzé-sur-le-Mignon, usine de matériel d'équipement industriel de la Société Pierre Guérin Peyratte (La), haut fourneau, affinerie et fenderie de la Forge de la Meilleraye Niort, ensemble de construction mécanique de la Société Pierre Guérin Parthenay, usine de matériel agricole Moreau Bressuire, usine de construction mécanique Dubois, Maupetit et Cie Parthenay, Ateliers de la Chaînette, puis ADC Bressuire, usine de chaudronnerie (locomobiles) Joly Cerizay, usine de carrosserie Demas Cerizay, usine de carrosserie de la Société Louis Heuliez, actuellement Euro-Automobiles Cerizay, usine de matériel agricole Boizumeau, puis Brémond, puis Gâteau ; actuellement Heuliez-Outillage Mauléon, usine de construction mécanique Guéry Mauléon, usine de construction mécanique Matignon Thouars, usine de construction automobile Morin Sainte-Verge, usine de ferblanterie Bac'lav Briand
La meétallurgie et la struction mécanique : les usines étudieés (carte dynamique)

Le travail du métal – hauts fourneaux, fonderies, usines de construction mécanique et de petite métallurgie – concerne une quinzaine d’usines.
Leur développement débute au XVIIe siècle avec la création de la forge et haut fourneau de La Peyratte, et trouve son épanouissement, de façon régulière, dans la deuxième moitié du XIXe siècle et la première du XXe.
Ce secteur est représenté par quelques grands établissements tels que l’usine de trieurs Marot à Niort, l’entreprise de charpentes métalliques des Ateliers de la Chaînette à Parthenay, ou l’usine de construction automobile Heuliez à Cerizay.


Les usines de métallurgie et de construction mécanique étudiées Les usines de métallurgie et de construction mécanique étudiées


Haut de page Le bois et le papier

Intérieur de l'usine : sa charpente métallique et le contreplaqué produit
Usine de contreplaqué Doc à Thouars © Inventaire général / P. Moisdon, 2003
Carte des usines de bois et de papier étudieés Sepvret, scierie Doucet Niort - Saint-Florent, usine de contreplaqué Rougier Chef-Boutonne, scierie et usine de parquets Rullier Arçais, scierie Texier, puis Mathé Cerizay, usine de caisses Verdon-Thibault, puis Baudin Thouars, usine de contreplaqué de la Société des Emballages Doc Crèche (La), usine de paniers à beurre Groussard, puis usine de contreplaqué de la Société Hercourt, puis Thibault, actuellement SIMER
Le bois et le papier : les usines étudieés
(carte dynamique)
Aucun des rares moulins à papier du département n’a connu de développement industriel.
Les forêts et les plantations de peupliers du marais ont donné naissance, dans la première partie du XXe siècle, à des scieries, des usines de contreplaqué et d’emballages ; sept d’entre elles ont été étudiées.
Dans les années 1950, l’industrie du bois (fabriques d’emballages, de boîtes diverses, de contreplaqué) tenait la première place dans l’activité industrielle du département. Les entreprises telles que Doc à Thouars, mais surtout Rougier à Niort, illustrent l’essor de la fabrication de caisses d’expédition de primeurs et de boîtes de fromages. En se développant et se spécialisant dans les contreplaqués, les établissements Rougier ont abandonné la seule utilisation du peuplier pour celle des bois exotiques, importés par le port de La Rochelle. A La Crèche, la Société Simer perpétue la fabrication des paniers à beurre dans un site consacré à cette activité depuis 1945.

Les usines de bois et de papier étudiées Les usines de bois et de papier étudiées


Haut de page Les usines chimiques

Intérieur de l'usine chimique : sa charpente métallique et des cuiseurs
Usine chimique Christol à Niort © Inventaire général / C. Rome, 2001
Carte des usines chimiques étudiées Saint-Léger-de-la-Martinière, sucrerie Cail, puis distillerie, puis usine de produits chimiques Rhône-Poulenc Niort, usine de lubrifiants Christol Thouars, usine de produits vétérinaires Ménard Thouars, usine de peintures et vernis des Etablissements Arbo
Les usines chimiques étudiées
(carte dynamique)
Ce secteur est assez peu représenté dans le département.
A Thouars existait, entre 1920 et 1970, une fabrique de peintures et de vernis sous l’appellation Arbo.
La société niortaise Christol fabrique encore de nos jours des huiles industrielles de graissage pour moteurs. L’usine de Saint-Léger-de-la-Martinière, au départ simple distillerie d’alcool de betterave, est devenue, à partir des années 1900, une importante fabrique d’alcools industriels et de leurs dérivés. En 1972, lorsqu’elle est rachetée par le groupe Rhône-Poulenc, avec ses 750 employés, elle constitue la deuxième entreprise du département après Rougier.



Les usines chimiques étudiées Les usines chimiques étudiées



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