Ministère de la culture

La Courronne (Charente) - Moulin à papier de la Courade

Propriété privée
Inscription au titre des monuments historiques du moulin à papier en totalité ainsi que la partie sud du logement des ouvriers où se trouvent les piliers monumentaux (y compris le parc et le verger), le 30 mars 2009


1 - Bief et atelier de fabrication. 2 - Atelier. 3 - Pile hollandaise. Clichés Y. Comte, DRAC Poitou-Charentes, 2006.

Cette usine à papier est construite en 1837 sur l'emplacement d'un moulin à papier de 1634. A partir de 1740, le moulin fait partie de la manufacture royale d'Angoulême, créée par le négociant parisien Henry, et reste la propriété de la famille Henry jusqu'au 20e siècle. En 1785, le petit-fils, Henry de Villarmain, y installe les premières piles hollandaises de l'Angoumois. Son frère, Henry Lacourade, exploitant du moulin en 1818, porte le nombre de cuves à quatre et donne à l'usine sa forme actuelle en U. La construction du nouvel atelier de fabrication mécanique date de 1837 pour Durandeau, Lacombe et Cie, nouvelle société d'exploitation. Le logement patronal (dit le château) est construit dans le troisième quart du 19e siècle. En 1904, Henry Lacourade transforme l'usine en cartonnerie et y construit le nouveau bâtiment d'eau pour l'installation d'une turbine et d'une dynamo. Le dernier fabricant, avant l'arrêt de la fabrication, à la fin des années 1970, est Guillaud. L'effectif, en 1909, est de 30 personnes.

L'atelier de fabrication, à deux étages, est en pierre de taille, couvert de tuile plate et de tuile mécanique. Le bâtiment d'eau, à un étage de soubassement, est en moellon enduit, couvert de tuile mécanique. L'entrepôt et le magasin industriel en rez-de-chaussée, avec pièce de séchage au 1er étage, sont en moellon, avec couverture de ciment amiante. Le logement patronal est un manoir néo-classique en pierre de taille, à un étage et toit mansardé en ardoise, avec baies en arc plein-cintre ou en arc segmentaire. Il ouvre sur un parc à l'anglaise, longé par un la Boëme canalisée et dans lequel existe encore une "fabrique" au sommet d'un monticule artificiel. Le logement d'ouvriers, à l'écart au nord, est en moellon, en rez-de-chaussée et couvert de tuile creuse.

Page mise à jour le 7/04/2009 - © DRAC de Poitou-Charentes